Abidjan : l’UNICEF et le GGGI s’allient pour mettre la jeunesse au cœur de la transition verte

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L’Institut Mondial pour la Croissance Verte (GGGI) et le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) ont officialisé ce mardi à Abidjan la signature d’un Mémorandum d’Accord cadre. Paraphé par Madame Olola Vieyra, Représentante Pays du GGGI, et Monsieur Jean-François Basse, Représentant Résident de l’UNICEF en Côte d’Ivoire, ce partenariat entend placer la jeunesse au cœur de la transition écologique et du développement durable.

​Dans un pays où 73 % des 33 millions d’habitants ont moins de 35 ans, la convergence des défis climatiques et démographiques impose une action immédiate. L’accord scelle la complémentarité entre le GGGI, expert en trajectoires de croissance sobres en carbone et en mobilisation d’investissements verts, et l’UNICEF, garant des droits des enfants et du développement du potentiel des jeunes.

​Une synergie pour le capital humain

​L’objectif principal de ce partenariat est de déployer un continuum d’accompagnement territorialisé : connecter l’information, la formation, l’incubation, le mentorat et l’accès au financement pour faire émerger une nouvelle génération d’éco-entrepreneurs.

​« La transition écologique ne saurait se limiter à une transformation technologique ou infrastructurelle ; elle constitue fondamentalement un impératif d’équité sociale et de développement humain », a souligné Jean-François Basse. « Les jeunes ne doivent pas être de simples bénéficiaires des politiques climatiques, mais les concepteurs, les innovateurs et les dirigeants de cette économie résiliente. »vajoute-t-il.

​Pour sa part, Olola Vieyra a rappelé l’engagement du GGGI en faveur d’un développement inclusif :

​« À travers ce partenariat, nous nous engageons à mieux intégrer les besoins et les aspirations des jeunes dans les stratégies nationales (…) pour nous assurer que chaque investissement dans les secteurs porteurs bénéficie directement aux populations les plus vulnérables. » a t-elle fait savoir.

​Les 3 axes stratégiques de la feuille de route

​Renforcement des compétences et métiers d’avenir : Création de parcours de qualification adaptés aux filières de l’économie verte, bleue et numérique (énergies renouvelables, économie circulaire, agroécologie, gestion des déchets, éducation financière).

​Valorisation de l’innovation et incubation : Connexion des initiatives de terrain (hackathons, concours d’innovation, journées carrières) à des mécanismes pérennes d’incubation, de mentorat et d’accès aux marchés pour concrétiser les projets entrepreneuriaux.

​Mobilisation de financements à impact : Élaboration conjointe de projets bancables axés sur l’adaptation climatique des services sociaux essentiels (eau, santé, éducation) et l’entrepreneuriat vert, en sollicitant la finance climat, les fonds mixtes et le secteur privé.

​Ancrage territorial et perspectives concrètes

​Le déploiement de cette alliance s’appuiera sur les plateformes de mobilisation de l’UNICEF, notamment YOMA et U-Report, ainsi que sur des initiatives concrètes portées par le GGGI, telles que le projet Génie (soutenu par la KOICA). Ce dernier prévoit notamment l’installation de 35 centres digitaux à travers le pays, la formation de 400 jeunes aux technologies avancées (dont l’IA), et l’incubation de 300 jeunes entrepreneurs verts bénéficiant d’une enveloppe de subvention de 300 000 dollars.

​L’exécution du mémorandum sera guidée par un plan de travail conjoint. Les deux institutions s’accordent sur le fait que la réussite de ce partenariat ne se mesurera pas au nombre d’activités organisées, mais à l’insertion professionnelle effective des jeunes, la pérennité des entreprises créées et le renforcement tangible de la résilience des communautés face au changement climatique.

 

Soumahoro Hamed