L’Université Nangui Abrogoua (UNA) a abrité, ce jeudi 22 janvier 2026, le lancement officiel du projet de recherche FONSTI-PRASGMA N°76, intitulé :
« Bien-être des femmes enceintes vivant avec le VIH : valorisation des plantes utilisées dans la réduction de la charge virale dans les districts sanitaires de San-Pedro, Korhogo et Agboville ».
Financé à hauteur de 25 millions FCFA par le Fonds pour la Science, la Technologie et l’Innovation (FONSTI), ce projet s’étendra sur 24 mois et s’inscrit dans le Programme de Recherche Avancée sur la Santé Globale de la Mère et de l’Adolescente (PRASGMA), en partenariat avec le CRDI (Canada).
Un enjeu majeur de santé publique
En Côte d’Ivoire, la prévalence du VIH est estimée à 2,9 %, et près de 3,5 % des femmes enceintes séropositives renoncent encore aux traitements antirétroviraux après l’annonce de leur statut. À cela s’ajoutent la lassitude thérapeutique et les incertitudes sur les financements internationaux.
Face à ces défis, le projet propose des solutions complémentaires à base de plantes médicinales locales, connues pour leurs propriétés antioxydantes et antivirales, afin de contribuer au bien-être des femmes enceintes vivant avec le VIH, en particulier en milieu rural.
Une recherche interdisciplinaire et ancrée dans les réalités locales.
Coordonné par Dr Ahoua Constant (UNA), le projet mobilise une équipe pluridisciplinaire composée de spécialistes en botanique, virologie, socio-anthropologie, ethnopharmacologie et phytochimie.
Objectifs clés :
inventorier les plantes utilisées contre le VIH dans les trois districts ciblés ; identifier leurs composés actifs ; évaluer leur toxicité, leurs effets antioxydants et antiviraux ; formuler un phytomédicament à base d’extraits de plantes.
Soutien institutionnel fort
Pour le Pr Tra Bi, directeur du laboratoire LaBVDiV, ce projet « incarne une recherche utile, innovante et socialement responsable ».
Représentant le Secrétaire général du FONSTI, le Pr Dayoro Arnaud Kevin a rappelé que « la science doit produire des résultats concrets au service des populations ».
La présidente de l’UNA, Pr Yoboué Véronique, représentée par le Pr TIHO Seydou VP UNA a salué une initiative « alignée sur les priorités nationales de santé, de recherche et de valorisation de la biodiversité ».
Des impacts attendus
À terme, le projet devrait :
améliorer la prise en charge complémentaire des femmes enceintes VIH+ ;
renforcer le système immunitaire des patientes ;
favoriser l’accès à des traitements locaux, abordables et acceptés ;
contribuer aux politiques publiques de santé maternelle et infantile.
La cérémonie s’est achevée par la présentation de la méthodologie et des résultats attendus, avant une séance d’échanges avec les participants.
CAM