Double cérémonie du MESRS : vœux 2026 et rupture collective du carême chrétiens et du jeûne musulman pour renforcer l’unité

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Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Adama Diawara, a présidé une double cérémonie de présentation de vœux et de rupture collective réunissant chrétiens et musulmans à Abidjan ce 20 février 2026. Un moment de spiritualité et de cohésion, marqué par des prières, des messages d’unité et une réflexion sur le leadership éthique.

Une convergence spirituelle inédite

Dans son allocution, le directeur de cabinet, le Pr Arsène Toka Kobéa, a salué un contexte exceptionnel : le Carême chrétien et le Ramadan musulman se déroulent simultanément. « Deux traditions, une même quête spirituelle », a-t-il souligné, insistant sur les valeurs communes de foi, de discipline, de solidarité et de paix.
Il a rappelé les efforts engagés par le gouvernement pour moderniser l’enseignement supérieur, notamment la réhabilitation des universités, l’amélioration des conditions de vie estudiantines et la mise en œuvre de la loi du 22 mai 2023 relative à l’enseignement supérieur, à la recherche scientifique et à l’innovation. Ces actions traduisent, selon lui, la volonté du Président Alassane Ouattara de positionner la Côte d’Ivoire parmi les nations à forte ambition scientifique.

Les étudiants saluent le dialogue

Les représentants des étudiants ont exprimé leur reconnaissance au ministre.

Obou Thibault, président de la Jeunesse estudiantine catholique, a salué l’instauration d’un cadre permanent de dialogue entre le ministère et les étudiants, qualifiant le ministre de « père » attentif aux préoccupations de ses « enfants ».


Bamba Youssouf, président de l’Association des élèves et étudiants musulmans de Côte d’Ivoire (AEMCI), a également mis en avant les avancées enregistrées depuis 2020 : renforcement des capacités d’accueil, promotion de l’intelligence artificielle et amélioration de l’encadrement universitaire.
Le jeûne, école de leadership
Invité à prononcer une conférence sur le thème « Jeûne, discipline et responsabilité : valeurs suprêmes de la réforme de la nation », le Dr Maïga Abdul a développé une réflexion croisée entre traditions chrétienne et musulmane.
Selon lui, le jeûne est une école de maîtrise de soi, de justice et d’humilité. Il forme des leaders conscients que le pouvoir est une charge et non un privilège. « Gouverner, c’est servir », a-t-il insisté, appelant à une réforme intérieure comme préalable à toute transformation nationale.


Cohésion et ambitions pour 2026

Prenant la parole, le ministre Adama Diawara a rappelé le sens de cette double rencontre : présenter les vœux du sous-secteur et renforcer la fraternité à travers une rupture collective. Au-delà de l’acte religieux, il y voit un puissant vecteur de cohésion entre enseignants-chercheurs, étudiants et personnels administratifs.

Évoquant les perspectives 2026, il a annoncé la poursuite des réformes engagées, notamment celle du BTS, ainsi que la construction et la réhabilitation d’infrastructures universitaires. Parmi les projets phares figure l’achèvement de la première phase de l’Université de San Pedro, attendue avant fin 2026.

« Acte de piété, certes, mais aussi acte de solidarité et de cohésion », a conclu le ministre, formulant des vœux de paix, de stabilité et de prospérité pour la Côte d’Ivoire.

CAM