Du 18 au 20 février 2026, le Comité national de facilitation des échanges (CNFE) tient à Grand-Bassam, une réunion stratégique consacrée à l’évaluation de son Plan d’action 2025 et à l’élaboration du Plan d’action 2026. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord sur la facilitation des échanges de l’Organisation mondiale du commerce, ainsi que des engagements régionaux et continentaux, notamment la ZLECAf.
Mis en place comme cadre institutionnel de coordination et de suivi des réformes en matière de commerce extérieur, le CNFE vise à améliorer la fluidité des échanges, moderniser les procédures douanières et renforcer la participation du secteur privé. Après une année 2025 marquée par plusieurs initiatives, cette réunion bilan doit permettre d’identifier les acquis, les insuffisances et les priorités à venir.
Un plan 2026 plus réaliste et priorisé
L’objectif principal est d’élaborer un Plan d’action 2026 cohérent, budgétisé et assorti d’indicateurs de performance, en définissant clairement les appuis techniques, institutionnels et financiers nécessaires. Les travaux, organisés avec l’appui de TradeMark Africa, reposent sur une approche participative combinant présentations techniques, discussions en plénière et travaux de groupes.
À l’issue de la rencontre, plusieurs livrables sont attendus : un rapport détaillé du bilan 2025, un Plan d’action 2026 validé, ainsi qu’un tableau de suivi-évaluation.
Une dynamique régionale
Pour le lieutenant-colonel Ange Doh, chef du bureau du transit, de la facilitation et des questions de sécurité à la Douane ivoirienne, cette réunion est essentielle :
« Le CNFE est l’espace où toutes les expertises se retrouvent pour vérifier si la stratégie nationale de facilitation des échanges est réellement en marche. Il s’agit de faire le bilan de 2025, puis de définir ensemble les orientations pour 2026, en cohérence avec les engagements régionaux. »
Il rappelle que la Côte d’Ivoire, signataire de l’Accord sur la facilitation des échanges de l’OMC, évolue dans une dynamique collective avec les pays de la CEDEAO, qui disposent tous de comités similaires et partagent régulièrement leurs expériences.
Vers un commerce plus durable
Autre innovation évoquée lors des échanges : l’intégration progressive du concept de « commerce vert ». Celui-ci vise à promouvoir des pratiques commerciales respectueuses de l’environnement, notamment en limitant la pollution liée au transport et à la circulation des marchandises.
« Faciliter les échanges, oui, mais en tenant compte des enjeux environnementaux. Les flux commerciaux doivent désormais intégrer la dimension écologique », a souligné le lieutenant-colonel Doh.
En réunissant administrations, secteur privé et partenaires techniques, le CNFE ambitionne ainsi de faire de 2026 une année décisive pour une facilitation des échanges plus performante, inclusive et durable en Côte d’Ivoire.
CAM