Interview accordé par Hervé Brou Nybetren, membre du Bureau Politique du PDCI-RDA : « Derrière Tidjane Thiam, en ordre de bataille pour les 80 ans du parti et la reconquête du pouvoir »

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Interview accordé par Hervé Brou Nybetren, membre du Bureau Politique du PDCI-RDA : 

« Derrière Tidjane Thiam, en ordre de bataille pour les 80 ans du parti et la reconquête du pouvoir »

Propos recueillis par E. DE DAN TOTA

 

Le PDCI-RDA a récemment publié un communiqué ferme rappelant que seule la Direction, et en premier lieu le Président Tidjane Thiam, est habilitée à engager officiellement le parti. Hervé Brou Nybetren, membre du Bureau Politique, revient dans cet entretien exclusif sur ce texte, sur les initiatives individuelles qui ont créé de la confusion et sur l’impératif d’unité à l’approche des 80 ans du parti, célébrés le 12 septembre à Korhogo. Pour ce cadre, la discipline et le rassemblement derrière Tidjane Thiam constituent aujourd’hui le seul chemin vers la reconquête du pouvoir d’État. Entretien.

 

Le PDCI-RDA vient de publier un communiqué ferme sur les prises de parole publiques au nom du parti. Que retenez-vous de ce texte ?

 

Je salue ce rappel. En restant fidèle à l’article 39 de nos Statuts, la Direction remet les choses à leur place : seul le Président représente le Parti dans tous les actes de la vie civile et politique, ou ceux qu’il mandate expressément. La liberté d’expression est un droit. Elle ne peut cependant servir de prétexte pour engager officiellement le Parti. Ce communiqué protège l’autorité, la cohérence et la force de notre formation. C’est un acte de responsabilité que tout militant devrait accueillir et appliquer.

 

Certains militants ou sympathisants ont multiplié les déclarations présentées comme officielles. Comment analysez-vous cette situation ?

 

Des initiatives individuelles ont créé de la confusion. Un militant digne de ce nom sait pourtant faire la différence entre l’enthousiasme et le désordre. Le communiqué recentre clairement les choses : chacun reste libre de s’exprimer en son nom propre et sous sa seule responsabilité. En revanche, l’utilisation du logo, du sigle, des couleurs ou de tout attribut officiel sans autorisation préalable est inacceptable. Porter un pagne, un tee-shirt, une casquette ou déployer un kakémono à l’effigie du parti engage directement le PDCI-RDA. Il faut donc distinguer nettement l’expression personnelle de toute association au patrimoine du Parti. Il est également inapproprié de rassembler des militants et des responsables officiellement reconnus autour d’initiatives non autorisées par la Direction, ou de les convoquer à une cérémonie présentée comme civile pour y tenir des propos susceptibles de susciter des polémiques. Cela vaut pour tout le monde. La parole du PDCI-RDA doit rester une, claire et respectée. C’est une exigence de discipline.

 

Le communiqué vise-t-il particulièrement un cadre ?

 

Non. Ce texte n’est dirigé contre personne en particulier. Il s’adresse à l’ensemble des militants, des responsables et des sympathisants. C’est un appel collectif à la responsabilité et à la clarté. Dans un grand parti comme le nôtre, la Direction a le devoir de rappeler les règles pour préserver l’unité et l’autorité de la parole officielle. Loin d’être une mise en cause individuelle, c’est une invitation à nous recentrer tous ensemble derrière le Président Tidjane Thiam et les instances statutaires. C’est ainsi que nous restons unis et forts.

 

Vous êtes un cadre engagé, membre du Bureau Politique. Comment vous situez-vous par rapport à cette exigence de discipline ?

 

Je m’y conforme totalement. Mon engagement n’a jamais consisté à parler à la place de la Direction, mais à servir la ligne définie par le Président Tidjane Thiam et les instances statutaires. La discipline n’est pas une contrainte. Elle est notre force, celle qui a permis au PDCI-RDA de résister et de rester debout. Aujourd’hui, l’unité totale derrière notre Président et notre Direction est le seul chemin qui mène à la reconquête du pouvoir d’État. Je suis un militant loyal, prêt à servir là où le Parti m’en donnera l’ordre.

 

Le 12 septembre, le PDCI-RDA célèbre ses 80 ans à Korhogo. Quel message adressez-vous aux militants ?

 

Je lance un appel à la mobilisation. Les 80 ans du PDCI-RDA ne sont pas une simple commémoration. C’est un rendez-vous historique. Korhogo doit devenir le symbole de notre unité retrouvée, de notre discipline réaffirmée et de notre détermination à reconquérir le pouvoir d’État. Que chaque militant, chaque responsable, chaque sympathisant se mette en ordre de bataille derrière le Président Tidjane Thiam. Plus de divisions, plus de voix discordantes, plus d’initiatives personnelles qui affaiblissent le collectif. Un seul peuple, un seul parti, une seule direction, un seul combat. Korhogo nous attend. Soyons au rendez-vous.

 

Pour conclure, que souhaitez-vous dire aux médias et aux plateformes numériques ?

 

Je les invite, comme le fait le communiqué, à ne considérer comme officielles que les communications émanant des autorités habilitées et diffusées par les canaux officiels du PDCI-RDA. C’est la seule manière de respecter le Parti, ses militants et la vérité. Quant à moi, je resterai dans mon rôle de cadre loyal, prêt à servir là où le Président et la Direction m’en confieront la mission. L’heure est à l’unité, à la discipline et à la mobilisation. Derrière Tidjane Thiam, en ordre de bataille. Korhogo sera un grand moment et le premier pas vers la reconquête du pouvoir d’État en 2030.