À l’occasion de la Journée mondiale « Une seule santé » célébrée ce 3 novembre, le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique a adressé un message fort à la nation. Face à la dégradation des écosystèmes et aux menaces épidémiologiques croissantes dans la région, le gouvernement ivoirien appelle à une action concertée reliant santé humaine, animale et environnementale.
Abidjan, le 3 novembre, Protéger la santé des populations ne peut plus se faire de manière isolée. C’est le message central de la déclaration officielle rendue publique ce jour par le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique à l’occasion de la Journée mondiale « Une seule santé » (One Health).
En saluant l’engagement quotidien des acteurs de terrain et de la Plateforme nationale « Une seule santé », placée sous l’autorité du Premier Ministre, le membre du gouvernement a rappelé une réalité devenue incontournable : la santé de l’homme est intrinsèquement liée à celle des animaux et des écosystèmes.
Des réalisations concrètes sur le terrain
Loin d’être un simple concept théorique, l’approche « Une seule santé » s’illustre par des actions de terrain. Le ministre a notamment souligné le succès de la mission conjointe menée en septembre dernier à Doropo, où des experts de la santé humaine, animale, environnementale et des sciences sociales se sont mobilisés ensemble pour évaluer et réagir face à une situation sanitaire préoccupante.
L’actualité régionale récente — marquée par la confirmation d’un cas importé de maladie à virus Ebola à Abuja, au Nigeria — vient rappeler la vulnérabilité des frontières face aux risques sanitaires et l’urgence d’une surveillance épidémiologique renforcée.
Trois priorités stratégiques pour la Côte d’Ivoire
Pour transformer cette vision en résultats durables, le ministère a décliné trois axes prioritaires :
La protection des ressources en eau et la sécurité alimentaire : Un accent particulier est mis sur la préservation des cours d’eau, particulièrement menacés par l’orpaillage illégal, afin de garantir une eau saine pour les ménages et l’agriculture.
La lutte contre la résistance aux antimicrobiens : Promouvoir l’usage rationnel des médicaments chez l’homme et l’animal, tout en améliorant la gestion des déchets et des effluents pour freiner la propagation de micro-organismes résistants.
La préservation de la biodiversité et des forêts : Protéger les zones humides et les aires protégées pour limiter la destruction des habitats naturels, facteur majeur d’émergence de nouvelles zoonoses (maladies transmises de l’animal à l’homme).
Un appel à la responsabilité collective
En réaffirmant que la transition écologique, la santé et le développement durable constituent les piliers d’un même projet de société, le ministre a exhorté citoyens, entreprises et collectivités locales à anticiper les crises plutôt qu’à simplement y réagir.
« Nous ne protégerons durablement la santé des populations que si nous protégeons simultanément les animaux, les ressources naturelles et les écosystèmes dont dépend notre avenir », a-t-il conclu.
CAM