L’Association Ivoirienne des Anciens Stagiaires de la KOICA (AIAK) a organisé son premier atelier de partage d’expériences de l’année 2026 ce samedi 25 avril, réunissant experts, cadres de l’administration publique et partenaires techniques autour des enjeux de bonne gouvernance et de développement économique.
Dans son discours d’ouverture, la Présidente de l’AIAK, Estelle Sophie Gba, a salué la mobilisation des participants et réaffirmé l’ambition de l’association pour la mandature 2026-2027, placée sous le thème « Solidarité & Innovation ».
Elle a rappelé que l’AIAK est née de la volonté des bénéficiaires des formations de la coopération coréenne de mutualiser leurs compétences au service du développement de la Côte d’Ivoire.
« Les anciens stagiaires doivent être perçus comme de véritables acteurs du changement, capables d’impacter les politiques publiques et les dynamiques économiques », a-t-elle souligné.
L’atelier, articulé autour du thème « Compétences publiques, économie intégrée : bâtir l’État performant de demain », vise à transformer les acquis individuels en un levier collectif, en mettant l’accent sur deux axes majeurs :
l’amélioration de la gouvernance publique ;
le renforcement de l’intégration économique.
Des expériences coréennes au service des politiques publiques ivoiriennes
Plusieurs communications ont marqué cette rencontre.
Katakra Fulgence, chef de service coopération et financement au ministère du Commerce, a partagé les enseignements de sa mission en Corée du Sud.
Il a mis en avant les stratégies coréennes de développement du commerce extérieur et d’attractivité des investissements.
Selon lui, la principale leçon réside dans le lien étroit entre commerce extérieur et investissement, deux leviers indissociables pour stimuler la croissance économique.
Il a également évoqué les dispositifs incitatifs, notamment les zones économiques franches et les politiques d’accompagnement des entreprises à l’international.
De son côté, Ouattara Issouf, cadre à la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance, a insisté sur les bonnes pratiques observées dans la gestion du secteur public coréen.
Il a notamment relevé :
l’importance des valeurs culturelles dans la performance économique,
la rigueur administrative,
et le rôle central de la digitalisation dans la modernisation de l’État.
Un partenariat salué par la KOICA
Représentant la coopération coréenne, Hyeonji Kim, coordinatrice de la KOICA en Côte d’Ivoire, s’est félicitée de cette initiative qui valorise les compétences acquises lors des formations en Corée.
Un cadre de co-construction et d’engagement collectif
Pour les participants, cette rencontre constitue une opportunité de mise à niveau et d’échanges stratégiques.
Soro Kanaga, chargé d’études en coopération internationale, a salué « une initiative qui permet de capitaliser les acquis et de faciliter leur mise en œuvre dans l’administration ivoirienne ».
Vers un mécanisme de suivi des bonnes pratiques
En clôture, la présidente de l’AIAK a insisté sur la nécessité de mettre en place un mécanisme de suivi et d’évaluation des bonnes pratiques, basé sur des indicateurs de performance.
Objectif : renforcer durablement l’impact des formations de la KOICA en Côte d’Ivoire et positionner l’AIAK comme un acteur stratégique du développement communautaire.
CAM