le CERAP renforce les capacités de jeunes chercheurs africains à travers un atelier d’écriture et de dissémination

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Du 9 au 12 février 2026, le Centre de Recherche et d’Action pour la Paix (CERAP), en partenariat avec le Social Science Research Council (SSRC) de New York et African Peacebuilding and Developmental Dynamics (APDD), organise à Abidjan un atelier international d’écriture et de dissémination des résultats de recherche en sciences politiques.

L’événement réunit 63 jeunes chercheurs, doctorants et jeunes docteurs, issus de 14 pays africains ainsi que des États-Unis, autour des thématiques de la paix, de la sécurité, de la gouvernance et du développement.

Selon le Dr Arsène Brice Bado, Directeur général du CERAP, cet atelier vise à doter les participants de compétences pratiques en écriture scientifique et en publication académique.

« Il ne suffit pas d’avoir un doctorat pour savoir publier. L’écriture scientifique est une compétence spécifique qu’il faut acquérir. Ce séminaire permet aux jeunes chercheurs d’apprendre à transformer leurs données en articles publiables dans des revues internationales », a-t-il expliqué.

Les participants, sélectionnés parmi plus d’un millier de candidats, bénéficient de bourses du SSRC et sont encadrés par des professeurs et éditeurs de revues venus d’Afrique, d’Europe et des États-Unis.

Représentant le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique, Coulibaly Adama a salué l’initiative, soulignant l’importance stratégique de la recherche pour éclairer l’action publique. Il a encouragé les jeunes chercheurs à produire des travaux rigoureux, ancrés dans les réalités locales et orientés vers l’impact social.

De son côté, Cyril Obi, Directeur du programme APDD au SSRC, a précisé que l’atelier permet aux bénéficiaires de soumettre leurs travaux, d’apprendre les techniques de soumission à des revues internationales et d’utiliser les outils numériques pour diffuser leurs résultats.

« C’est aussi un espace de collaboration et de réseautage entre chercheurs africains », a-t-il indiqué.

Pour les participants, l’atelier constitue une opportunité déterminante. Le chercheur rwandais Révérien Interayamahanga espère renforcer ses capacités d’analyse et de publication, tandis que la professeure sud-africaine Hlengiwe Ndlovu y voit une occasion d’échange interculturel et de construction d’une recherche africaine plus connectée.

Au-delà de la formation, cet atelier ambitionne de faire émerger une nouvelle génération de chercheurs africains capables de produire des savoirs utiles, au service de la paix, de la gouvernance et du développement durable sur le continent.

CAM