Les 23 et 24 avril 2026, à Grand-Bassam, le ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, à travers la Direction générale du commerce extérieur (DGCE), organise un atelier de concertation dédié à l’opérationnalisation de la plateforme des exportations.
Porté en collaboration avec le Comité national des organisations des femmes entrepreneurs de Côte d’Ivoire pour la ZLECAf (CNOFECI-ZLECAf), avec l’appui de TradeMark Africa, ce projet vise à structurer et faciliter le commerce transfrontalier, notamment au profit des femmes et des jeunes qui représentent près de 70 % des acteurs du secteur.
Un outil pour lever les contraintes du commerce transfrontalier
Conçue comme une réponse aux nombreuses difficultés rencontrées aux frontières — accès limité à l’information, contraintes administratives, financement insuffisant ou insécurité — la plateforme des exportations entend offrir un dispositif intégré d’accompagnement.
Après une phase préparatoire marquée par des études, la collecte de données, le recensement des commerçantes et des actions de formation en 2025, le projet entre désormais dans sa phase décisive : sa mise en œuvre opérationnelle.
Un atelier pour finaliser le cadre d’action
Cet atelier permettra de valider le cadre opérationnel du dispositif et de poser les bases d’un déploiement coordonné. Les échanges porteront sur la clarification des rôles, l’identification des conditions techniques et l’adoption d’une feuille de route consensuelle.
Des acteurs mobilisés autour d’un objectif commun
Prenant la parole, Mme Kassi Clémentine, présidente du conseil d’administration du CNOFECI-ZLECAf, a souligné l’importance de cette initiative pour les commerçantes :
« Les femmes et les jeunes représentent près de 70 % des commerçants transfrontaliers, mais ils font face à de nombreuses difficultés aux frontières. La plateforme des exportations se veut une réponse structurelle, concertée et durable à ces défis. »
Elle a également insisté sur l’enjeu de cette phase :
« Nous sommes aujourd’hui à un moment décisif. Il s’agit de finaliser le cadre opérationnel et d’adopter une feuille de route pour un déploiement immédiat et efficace. »
De son côté, le point focal de TradeMark Africa, Kouakou Assienin Félix, a mis en avant l’importance de la facilitation des échanges :
« La clé, c’est la facilitation du commerce. Notre mission est de réduire les délais et les contraintes aux frontières. Nous voulons que ce mécanisme apporte des solutions concrètes aux acteurs. »
Il a également appelé à des résultats tangibles :
« Cet atelier ne doit pas être un atelier de plus, mais un cadre qui permet de définir clairement les prochaines étapes et d’aboutir à des actions concrètes. »
Représentant le ministre du Commerce, Gbato Félicien a rappelé l’enjeu stratégique du projet :
« La plateforme des exportations s’inscrit dans une dynamique de promotion du commerce extérieur et de diversification des exportations. Elle doit devenir un véritable outil au service des opérateurs économiques. »
Avant d’insister sur l’attente de résultats concrets :
« Il est attendu de cet atelier des discussions franches et orientées vers des solutions pragmatiques pour mettre en place un dispositif efficace au profit des femmes et des jeunes. »
Un levier pour l’intégration économique africaine
Au-delà de ses objectifs nationaux, la plateforme s’inscrit dans la dynamique de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), offrant aux acteurs ivoiriens un meilleur accès à un vaste marché régional.
À l’issue des travaux, les participants sont appelés à formaliser des engagements clairs afin de transformer ce projet en un outil opérationnel, accessible et performant au service du commerce transfrontalier ivoirien.
CAM