SICCOT 2026 : les acteurs de la filière des champignons appellent à un soutien de l’État

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La première édition du Salon international des champignons comestibles et thérapeutiques (SICCOT) s’est tenue ce mercredi 5 août 2026 à Abidjan autour du thème : « Les champignons comestibles et thérapeutiques, atout pour le bien-être des populations ». Cette rencontre a réuni producteurs, chercheurs, investisseurs, partenaires techniques et autorités autour d’une ambition commune : faire de la myciculture un véritable levier de développement économique, de sécurité alimentaire et de santé publique en Côte d’Ivoire.

 

Officiels                                                  

President la cérémonie en qualité d’invité spéciale, Simone Ehivet Gbagbo s’est dite particulièrement optimiste quant au potentiel de cette filière. Selon elle, après le cacao, les champignons pourraient devenir une nouvelle richesse nationale.

« Si nous nous engageons dans la culture des champignons, cela peut devenir une spéculation économique encore plus forte que le cacao. C’est une activité accessible aux jeunes comme aux moins jeunes, qui améliore la santé, protège les sols et crée des revenus », a-t-elle déclaré.

Représentant le député-maire de Cocody, Koné Moctar a salué cette initiative et encouragé tous les acteurs à poursuivre leurs efforts en faveur du développement de cette filière émergente.

La présidente du comité d’organisation, Meless Philomène Aurélie, a rappelé que le salon ambitionne de structurer durablement la filière. Elle a souligné que le SICCOT constitue un espace de rencontres entre producteurs, investisseurs, chercheurs et décideurs afin de favoriser les partenariats, la recherche de financements et l’essor de la myciculture ivoirienne. Elle a également salué la participation d’exposants venus de plusieurs pays africains, notamment du Burkina Faso, de Guinée et du Mali.

De son côté, le promoteur national de la myciculture et président de l’Association des Myciculteurs de Côte d’Ivoire (AMY-CI), Essoh Agnero Christian Noël, a dressé un état des lieux de la filière. Fort de dix années d’expérience, il a indiqué que la Côte d’Ivoire ne produit actuellement qu’environ 5 tonnes de champignons, alors que la demande nationale est estimée à 1 000 tonnes par semaine.

Il a plaidé pour la création d’une véritable filière nationale, la mise en place d’un laboratoire de production de semences et un accompagnement financier des producteurs.
« Nous avons formé plus de 2 000 personnes. Les compétences existent, les marchés existent, mais nous manquons de financements pour produire à grande échelle », a-t-il expliqué.

Selon lui, le marché mondial des champignons devrait atteindre 137 milliards de dollars à l’horizon 2030, une opportunité que la Côte d’Ivoire ne doit pas laisser passer.

Photo de famille

Marraine de l’événement, Dr Measseu-Allégra Aurélie, présidente d’Africa Diaspora United et de la Chambre de commerce de Dallas, a salué une initiative porteuse d’innovation, de création de richesses et d’amélioration de la santé des populations.

En marge du salon, le président de l’AMY-CI a lancé un appel au gouvernement, aux bailleurs de fonds et aux investisseurs afin d’accompagner le développement de la myciculture. L’association ambitionne d’atteindre 50 tonnes de production en 2027, avant de progresser vers une production capable de satisfaire progressivement les besoins du marché national.

À travers cette première édition, le SICCOT entend positionner les champignons comestibles et thérapeutiques comme un secteur stratégique, créateur d’emplois, générateur de revenus et contributeur à la souveraineté alimentaire de la Côte d’Ivoire

 

MNA