Réunis en Congrès extraordinaire à la Maison de la Presse d’Abidjan (MPA), les membres de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI) ont voté, mercredi 25 février, la prorogation du mandat des instances dirigeantes, dont l’échéance était fixée au 26 février 2026 à minuit.
Convoquée par le Conseil d’administration, cette session exceptionnelle avait un point unique à l’ordre du jour : accorder un délai supplémentaire aux organes statutaires à la suite de la suspension judiciaire du 12e Congrès ordinaire.
À l’ouverture des travaux, le président du Conseil d’administration, Bertin N’Guessan, a invoqué le principe de continuité de l’institution.
« Même pour une association privée, les tribunaux reconnaissent qu’une structure ne peut être laissée sans organes dirigeants », a-t-il déclaré, estimant qu’il fallait prévenir « une vacance préjudiciable à notre organisation et à ses membres ».
Le Conseil d’administration a fondé sa démarche sur l’article 15 des statuts, qui prévoit des dispositions exceptionnelles en cas de crise grave. Il a notamment relevé :
- la suspension judiciaire du 12e Congrès ordinaire
- l’impossibilité d’organiser un nouveau congrès dans les délais
- la division du Conseil exécutif
- l’absence de capacité de décision collégiale
- le risque de vacance des organes statutaires à compter du 26 février à minuit
Au terme d’un vote par acclamations, les congressistes ont approuvé la prorogation des mandats jusqu’à la tenue effective du 12e Congrès ordinaire.
Interrogé à l’issue de la session, le président du Conseil d’administration a expliqué que le Congrès extraordinaire avait été convoqué afin d’éviter un vide juridique à compter du 26 février à minuit.
« Nous sommes venus empêcher que nos instances prennent fin demain et que notre organisation tombe dans l’illégalité totale », a déclaré Bertin N’Guessan, estimant que l’objectif fixé avait été atteint.
Des centaines de journalistes ont pris part aux travaux, en présence du président du Conseil exécutif sortant, Jean-Claude Coulibaly, ainsi que des candidats déclarés à sa succession. La session s’est tenue sous constat de commissaire de justice.
La décision, selon le communiqué final, prend effet à compter de sa date d’adoption et s’impose à tous, sauf décision contraire issue du prochain Congrès ordinaire.
📷✍🏿 Myriam Haby