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L’Union Européenne aux cotés du GIABA pour combattre vigoureusement la criminalité maritime dans le Golfe de Guinée a travers des ateliers

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Dans le cadre de la stratégie de l’Union Européenne pour le Golfe de Guinée, un programme dénommé « Soutien à la Sécurité Maritime Intégrée de l’Afrique de l’Ouest » (SWAIMS) a été mis en place. Il vise non seulement à accroître la capacité des acteurs sécuritaires et non sécuritaires dans la lutte préventive et répressive contre la criminalité maritime, mais aussi et surtout à optimiser l’économie maritime de la CEDEAO.

L’un des volets importants de ce programme est consacré à la réalisation d’une étude de recherche par le GIABA (Groupe International d’Action Contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest) sur les flux financiers illicites associés aux différentes formes de la criminalité maritime dans les pays du Golfe de Guinée. L’objectif général de cette étude est de comprendre les mécanismes de blanchiment par lesquels les produits financiers provenant de différentes formes de criminalité maritime alimentent l’économie souterraine, ainsi que l’importance et l’impact de ces flux financiers sur les économies régionales. L’étude vise également à recommander des actions concrètes permettant de perturber les circuits financiers de la criminalité maritime et de déposséder finalement les criminels des produits de leurs activités délictueuses.

Pour réaliser cette étude, le Secrétariat du GIABA a eu recours à des consultants nationaux dans les six (6) pays cibles du projet de recherche à savoir le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Ghana, la Guinée-Bissau, le Nigéria et le Togo. Les rapports produits par ces consultants présentent une vue précise des formes et manifestations de la criminalité maritime, des cadres juridiques et institutionnels dans leurs pays respectifs, et des défis rencontrés en matière de détection, d’enquête et de poursuite des faits de criminalité maritime. Ils mettent également en relief des cas spécifiques de blanchiment de capitaux et de financement de terrorisme liés à ce phénomène.

Afin de mieux capitaliser les conclusions préliminaires de ces rapports nationaux, qui devront faire l’objet d’un rapport régional consolidé au terme du projet, des ateliers de validation sont organisés par le GIABA en collaboration avec l’équipe d’assistance technique du programme SWAIMS, du 22 septembre au 12 octobre 2022, à Bissau, Abidjan, Accra, Lomé, Cotonou et Abuja respectivement.

Ces ateliers sont conçus pour réunir les institutions et agences privées et publiques, impliquées dans les questions de sécurité maritime, les cellules de renseignement financier, les organismes d’application de la loi ainsi que des représentants des ministères concernés dans le but de discuter des conclusions des rapports et fournir des commentaires de haut niveau. Ils procèdent d’une stratégie du Secrétariat du GIABA pour créer un cadre d’appropriation de ces rapports par les autorités compétentes, et pour susciter des réflexions complémentaires au sein des experts et praticiens du domaine, susceptibles d’améliorer la qualité des rapports nationaux qui devront servir de base à l’élaboration d’un rapport régional.

« Les recommandations qui serraient formulées, à la fin de nos travaux, devraient sans aucun doute contribuer au renforcement du dispositif de LBC/FT (Lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme) de la Côte d’Ivoire en permettant aux services de l’Etat engagés dans la lutte contre l’insécurité a travailler de concert pour contenir efficacement la criminalité financière en milieu maritime » a tenu a faire savoir M. FOUGBE Amadou, Secrétaire Général de la CENTIF-CI (Cellule Nationale de traitement des Informations Financières).

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Pour M. Remi BARDON, représentant de la chargée du projet SWAINS à la délégation UE a estimé pour sa part que : « Nous sommes face à un phénomène qui est la et ne cesse de s’accroître et pour lesquelles une réponse globale est nécessaire et doit impliquer tous les acteurs concernés les organisations d’application de la loi, les différents ministères spécialistes ainsi que les cellules de renseignement financier pour n’en citer que quelques-uns c’est en effet ensemble et en coordination que nous pourrons combattre ce fléau »

« L’argent qui vit en Afrique illicitement et illégalement est de quatre-vingt huit virgule six milliards de dollars (88,6 milliards USD). Cela représente tous les biens et services qui sont produits en Côte d’Ivoire pendant en un an, plus la moitié de ce qui vit sur ce continent. Notre tâche est donc de veiller à ce que les criminels n’abusent pas de notre territoire et n’abusent pas de nos systèmes pour générer des revenus illégaux. Et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour travailler avec vous pour mettre fin a ce désastre » a déclaré M. MUAZU Umaru Directeur des Politiques et de la recherche du GIABA représentant le DG du GIABA HARRIS Jr.

CAM

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