« De la formation à l’action : partager les acquis de la Corée au service de la communauté ». C’est autour de ce thème que l’Association des Alumni de la Corée du Sud (AIAK) a organisé, samedi 1er août 2026, à Abidjan, un atelier de partage d’expériences placé sous le signe de la transmission des connaissances et de l’engagement communautaire.
La rencontre, inscrite au Plan annuel d’activités 2026 de l’association, a réuni des membres de l’AIAK, des représentants de la KOICA, des partenaires ainsi que des formateurs de l’Office national de la protection civile (ONPC).
Représentant la présidente de l’AIAK, la vice-présidente Mireille Kramo a rappelé, dans son mot de bienvenue, l’importance de transformer les compétences acquises en Corée du Sud en actions concrètes. « Apprendre pour être capable d’agir, apprendre pour être utile », a-t-elle souligné, estimant que le partage d’expériences permet de transformer les compétences individuelles en « capital collectif utile » au développement des communautés.
Elle a également insisté sur la portée citoyenne de la formation aux premiers secours. Savoir éviter un risque, protéger une victime, alerter les secours et accomplir les premiers gestes peut, selon elle, contribuer à préserver des vies et renforcer la responsabilité de chacun face aux situations d’urgence.
De la Corée à la Côte d’Ivoire, le pari de la transmission
La présentation thématique sur la gestion des catastrophes naturelles et les secours d’urgence a été assurée par le lieutenant N’Guessan Lucien de l’ONPC. De retour d’une formation suivie en septembre 2023 en Corée du Sud, aux côtés de sept autres agents ivoiriens, il a partagé les enseignements tirés de cette expérience organisée avec l’appui de la KOICA et de la National Fire Safety Academy de Séoul.
Pour l’officier, l’enjeu est désormais de faire vivre ces connaissances au-delà des salles de formation. « Ce que la Corée nous a enseigné ne doit pas rester dans nos valises. Il doit servir notre pays, notre institution et surtout nos populations », a-t-il déclaré.
La journée a ainsi permis de passer de la théorie à la pratique, avec plusieurs exercices conduits par les formateurs de l’ONPC. Les participants ont notamment été initiés à la prise en charge d’une personne qui s’étouffe, d’une victime inconsciente qui respire ainsi qu’à la conduite à tenir face à une victime inconsciente qui ne respire plus.
Une sensibilisation aux normes de sécurité incendie a également été proposée, suivie d’une démonstration pratique sur la prise en charge d’une casserole enflammée et d’une bouteille de gaz en feu.
La prévention au cœur des échanges
Le lieutenant Yao Christian, formateur de l’ONPC, a pour sa part sensibilisé les participants à l’importance du respect des normes de sécurité incendie, notamment dans les établissements recevant du public et les bâtiments concernés par la réglementation en vigueur.
Selon lui, la prévention doit devenir un réflexe collectif. « Il faut d’abord prendre conscience que les actes que nous posons aujourd’hui peuvent avoir des répercussions demain. Si nous ne nous mettons pas aux normes, nous risquons de mettre en péril des vies, des biens et des emplois », a-t-il expliqué.
Au terme de la session, la vice-présidente de l’AIAK, Mireille Kramo, a salué une initiative qui, même si elle ne constitue pas une certification professionnelle aux premiers secours, permet aux participants d’acquérir les premières notions utiles pour réagir face à une urgence, alerter les personnes compétentes et, lorsque cela est possible et conforme au cadre légal, accomplir les gestes appropriés.
À travers cet atelier, l’AIAK entend ainsi renforcer les liens entre les Alumni, encourager le partage des expériences acquises en Corée du Sud et promouvoir une culture de la prévention et de la solidarité. Une démarche qui s’inscrit dans la vision de l’association, « Solidarité & Innovation », avec un objectif clairement affiché : faire de la formation un véritable levier d’action au service des populations.
« Ensemble, passons de la formation à l’action », a conclu la vice-présidente, invitant les participants à faire de chaque connaissance acquise une compétence utile et de chaque expérience partagée une source d’initiatives concrètes.
MNA