Gaoussou Touré dévoile sa feuille de route pour une médiation plus accessible et efficace

Listen to this article

Nommé le 10 mars 2026 par le Président de la République, Gaoussou Touré a officiellement marqué le début de son mandat à la tête du Médiateur de la République, lors d’une conférence de presse tenue le 30 avril 2026. Une rencontre destinée à repositionner l’institution, encore méconnue du grand public, et à en présenter les nouvelles orientations.

Une institution recentrée sur les citoyens

Dès l’ouverture, le Médiateur a insisté sur la nécessité de rapprocher l’institution des populations. « Il s’agit de renforcer la visibilité de notre action et d’améliorer la qualité des services rendus », a-t-il déclaré.

Créée par la Constitution, l’institution a pour mission de régler, par voie de médiation, les différends entre l’administration et les usagers, mais aussi les conflits communautaires, notamment liés au foncier ou à la chefferie traditionnelle. Elle intervient également en faveur de la cohésion sociale et de la protection des personnes vulnérables.

Quatre priorités stratégiques

Le nouveau Médiateur entend structurer son action autour de quatre axes :
la communication de masse pour mieux faire connaître l’institution ;
la proximité territoriale ;
la digitalisation des services ;
le renforcement des partenariats.
« Le Médiateur doit être accessible à tous, sur l’ensemble du territoire », a insisté Gaoussou Touré, évoquant une exigence de célérité et d’efficacité dans le traitement des requêtes.

Officiels

Une saisine simplifiée et gratuite

Grande innovation annoncée : la simplification des modes de saisine. À compter du 2 mai 2026, les citoyens pourront saisir l’institution par téléphone, mobile, WhatsApp, courrier ou en ligne.
« Nous voulons éviter aux usagers de longs déplacements. Tout sera fait pour faciliter l’accès au Médiateur, gratuitement », a précisé le Médiateur, qui promet également des délais de traitement plus courts grâce au renforcement des équipes.

Un rôle clé dans la cohésion sociale

Le Secrétaire général, Koné Tanguy, a rappelé que l’institution traite aussi bien les litiges administratifs (pensions, carrières, prestations) que les conflits communautaires. Ces derniers font l’objet de médiations de terrain visant à apaiser les tensions et à construire des solutions durables.
L’institution peut également s’auto-saisir et émettre des recommandations aux administrations concernées, dans une logique de régulation et d’équité.

Une campagne nationale de communication en préparation

Cette conférence marque le point de départ d’une vaste campagne de communication à travers les médias et les réseaux sociaux. Objectif : faire du Médiateur « un recours naturel » pour les citoyens confrontés à des injustices administratives.

« Notre ambition est de bâtir une institution pleinement reconnue, au service des droits des citoyens et de la paix sociale », a conclu Gaoussou Touré, appelant les médias à accompagner cette dynamique.

CAM