Forum du Mentorat et du Business, Acte 3 : la JCI Abidjan Soleil outille la jeunesse pour entreprendre

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La Jeune Chambre Internationale Abidjan Soleil (JCI Abidjan Soleil) a organisé, ce vendredi 13 juin 2026, la cérémonie de clôture de la troisième édition de son Forum du Mentorat et du Business. Une master class axée sur un thème au cœur des préoccupations des jeunes porteurs de projets : « Comment faire une levée de fonds pour un jeune entrepreneur ? » L’événement s’est tenu en présence de mentors chevronnés, devant un public mêlant étudiants, fonctionnaires et entrepreneurs en devenir.

La présidente exécutive de la JCI Abidjan Soleil, N’Dri Fabienne,

Un programme en trois actes

Lancé en 2024, le Forum du Mentorat et du Business se décline en plusieurs phases : une académie de formation thématique étalée sur deux jours, suivie d’une cérémonie de clôture incluant master class, ateliers de développement de projets agricoles et concours du meilleur pitch. La présidente exécutive de la JCI Abidjan Soleil, N’Dri Fabienne, chef de projet bâtiment dans la vie active, a rappelé la vocation profonde de ce programme : « L’objectif est de former les membres et de les accompagner pour qu’ils puissent réussir dans leur vie professionnelle et entrepreneuriale, en se faisant coacher par des mentors expérimentés. » affirme t-elle.

Elle a également lancé un appel à la jeunesse ivoirienne à rejoindre le mouvement : la JCI Côte d’Ivoire regroupe plus de 3 000 membres répartis au sein de 66 organisations locales, offrant des opportunités en leadership, développement personnel, entrepreneuriat et action communautaire.

Créer le pont entre l’expérience et l’ambition

Directrice du projet, Joëlle Samantha Yéo Épse Adenlé

Directrice du projet, Joëlle Samantha Yéo Épse Adenlé a défini avec clarté la philosophie du forum : « Ce programme vise à rapprocher les jeunes rêveurs des expériences qui leur manquent. Un porteur de projet peut avoir tellement de doutes — comment trouver le financement, est-ce que mon projet sera viable, ai-je les épaules pour le porter ? Ce forum leur dit qu’ils peuvent y arriver. » a-t-elle fait savoir

Elle s’est dite satisfaite du profil des participants, un mélange de professionnels en activité, de fonctionnaires et d’étudiants en quête d’une voie solide vers l’entrepreneuriat.

L’agriculture, un vivier méconnu de richesses

Intervenant à la master class, Stéphane Sucré — de son vrai nom Tia Gueyrock, entrepreneur agricole — a bousculé certaines idées reçues sur le secteur. Travaillant sur l’ensemble de la chaîne de valeur agricole, de la production à la distribution, il a partagé une conviction forte : « On peut se faire énormément d’argent sans forcément aller au champ. » Illustrant son propos par l’exemple du poulet de chair — vendu à 200 francs à la ferme, revendu à 700 ou 800 francs sur le marché —, il a conseillé aux jeunes de « commencer par la distribution, là où il y a plus de valeur ajoutée et moins de risques, avant d’envisager la production. »

La levée de fonds démystifiée

Du côté des participants, l’expérience a visiblement été transformatrice. Yéo Denis Prince Morel, agent à la Direction générale des financements de Côte d’Ivoire, a confié avoir abordé la journée avec un regard neuf : « Pour quelqu’un qui évolue dans les finances d’État, comprendre comment un entrepreneur réfléchit favorise une vue d’ensemble. J’ai appris comment construire un projet jusqu’à sa présentation aux investisseurs et aux banques, et comment devenir finançable sur le long terme. Ce sont des connaissances à vie. » confie t-il.

Un groupe ivoirien au service de la transmission

Cheickna Sylla, Directeur Général Adjoint du Groupe Schiba Holding

La master class était animée par Cheickna Sylla, Directeur Général Adjoint du Groupe Schiba Holding, conglomérat ivoirien fort de 15 filiales opérant dans cinq secteurs d’activités — infrastructures, finance, distribution, commerce et industrie. Pour lui, l’enjeu de cette journée était avant tout de lever les freins à l’accès au financement : « Nous avons voulu casser certaines barrières et transmettre à ces jeunes ce que nous avons nous-mêmes vécu et appris en tant qu’entrepreneurs. » a-t-il conclut.