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APÉRO DESIGN (3ᵉ édition) : Quand le sol raconte l’histoire et dessine l’avenir d’Abidjan

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L’Ivoire Trade Center a accueilli la troisième édition de l’« Apéro Design », un rendez-vous d’échanges et de réflexion initié par le cabinet Neo Studio, dirigé par Mickaëlla Akoley Coulibaly ce jeudi 15 octobre 2026. Réunissant architectes, urbanistes et professionnels du cadre bâti, cette édition s’est tenue autour d’un thème central : « Le sol, matrice de la ville : lire Abidjan en surface, la comprendre en profondeur ».

​Une ville planifiée par son histoire et sa géomorphologie

​Intervenant lors des temps forts de la soirée, l’urbaniste consultant Oumarou Diakité a rappelé les origines singulières de la capitale économique ivoirienne. Contrairement à de nombreuses métropoles nées de manière spontanée, Abidjan a été pensée dès l’époque coloniale avec une volonté de planification et d’assainissement.

​Sur le plan géomorphologique, l’urbaniste a mis en lumière la structure en trois grands ensembles qui façonne la mobilité et le paysage abidjanais :

​La plaine du Sud (Treichville, Port-Bouët, Marcory, Koumassi),

​La lagune, véritable frontière naturelle,

​Les plateaux au Nord, accueillant notamment la commune du Plateau.

​Pour Oumarou Diakité, le défi majeur de la métropole réside aujourd’hui dans la capacité à encadrer et discipliner les futures opérations d’urbanisme afin de garantir un développement harmonieux face à la croissance démographique.

​Infrastructures, matériaux et innovation

​Modérateur du panel d’ouverture, l’architecte-urbaniste Ben Mohamed Kouyaté est revenu sur la généalogie de la ville — depuis le transfert de la capitale depuis Grand-Bassam jusqu’aux grands chantiers contemporains tels que le pont Henri-Konan-Bédié ou le projet de la Y4.

​Au-delà de l’histoire, les débats ont porté sur les défis techniques liés aux sols abidjanais. Ben Mohamed Kouyaté a souligné l’urgence de développer des revêtements et des matériaux innovants (bétons drainants, bétons cirés, enrobés adaptés) pour répondre aux spécificités géologiques et environnementales locales.

​Rapprocher les métiers du cadre bâti

​Clôturant les échanges, Mickaëlla Akoley Coulibaly, Directrice Générale de Neo Studio, a exprimé sa satisfaction quant à la richesse des débats : « Le sol s’est exprimé à toutes les échelles, du lotissement urbain au revêtement intérieur. » fait-elle savoir avec assurance.

​Elle a également profité de l’occasion pour réaffirmer la complémentarité des corps de métiers du secteur, précisant la spécificité de l’architecture d’intérieur : « Une fois le bâtiment conçu par l’architecte, nous intervenons sur les structures et surfaces intérieures pour leur donner vie, fonctionnalité et sens. » conclu t-elle.

 

CAM