Clôture du Sommet des filles adolescentes 2026 : la voix des jeunes au cœur de l’action pour l’égalité
Le Sommet des filles adolescentes (SDFA) 2026 s’est achevé au Palace Hôtel de Yamoussoukro ce 3 avril 2026 sur une note d’engagement et d’espoir, autour du thème : « Nos voix comptent : les adolescentes africaines co-créent des solutions pour faire progresser l’égalité, l’équité entre les sexes et les droits humains ».

La cérémonie de clôture s’est tenue en présence de plusieurs personnalités, dont le représentant résident de l’UNICEF, Jean-François Basse, et celui de l’UNESCO, Mame Diop, aux côtés d’acteurs institutionnels, de la société civile et de partenaires interinternationaux.

Prenant la parole au nom du gouvernement ivoirien, le ministre délégué chargé de l’Enseignement technique, Jean-Louis Moulot, a réaffirmé la place centrale des adolescentes dans la transformation sociale. « Les jeunes filles ne doivent pas être de simples bénéficiaires des politiques publiques, mais de véritables actrices du changement », a-t-il insisté, saluant leur engagement et leur capacité à proposer des solutions concrètes.

Il a également mis en avant les orientations nationales en faveur de l’éducation et de l’autonomisation des jeunes, notamment le renforcement de l’enseignement technique et l’accès accru des filles aux filières scientifiques et technologiques. Des mesures telles que l’octroi de bourses, la promotion des STEM et la lutte contre les violences basées sur le genre en milieu scolaire ont été annoncées.

Durant quatre jours, plus de 250 participants issus de 20 pays africains ont échangé sur des enjeux majeurs : accès à l’éducation, santé sexuelle et reproductive, mariages précoces, violences basées sur le genre, leadership des jeunes et inclusion. Particularité du sommet : une approche participative où adolescentes et jeunes ont eux-mêmes conçu et animé les sessions, avec l’implication des garçons comme alliés de la justice de genre.

Point d’orgue de la rencontre, l’adoption d’un Plan d’action 2026-2028, porté par les jeunes, qui trace les priorités pour accélérer l’égalité. Les participants y appellent à un meilleur accès à l’éducation, à la santé et aux opportunités économiques, ainsi qu’à des environnements sûrs, inclusifs et respectueux des droits.
« Nous ne sommes pas seulement l’avenir, nous sommes les leaders d’aujourd’hui », ont affirmé les jeunes dans leur message collectif, plaidant pour des investissements accrus dans leur leadership et une participation effective aux décisions.

Organisé par le Mouvement des Influenceurs Adolescents et Jeunes avec le soutien du Global Fund for Children et de plusieurs partenaires, le sommet s’impose désormais comme un rendez-vous panafricain majeur. Après le Libéria en 2022 et 2024, l’édition ivoirienne marque une montée en puissance du mouvement, avec l’ambition de devenir, d’ici 2030, une plateforme continentale de référence pour la justice de genre portée par les jeunes.
En clôturant les travaux, le ministre Jean-Louis Moulot a exhorté les participantes à « oser, rêver grand et transformer leurs ambitions en actions concrètes », avant de déclarer officiellement clos le Sommet des filles adolescentes 2026.
CAM



