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Communication inclusive : l’ONG Différents Mais Égaux réunit institutions et personnes handicapées autour de supports accessibles à tester

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Abidjan, 2 octobre 2026. Un film où un acteur valide mime la cécité et fait rire la salle par sa démarche : l’anecdote, racontée par Guy Irié, résume l’esprit de l’atelier national de validation des supports de communication accessibles, ouvert vendredi à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire, au Plateau. Les personnes concernées ont été invitées à juger elles-mêmes les outils conçus pour elles.

Une information qui conditionne la participation

Organisé par l’ONG internationale Différents Mais Égaux (DME), avec l’expertise de l’Agence Omniprésence Communication et en collaboration avec la Direction de la Promotion des Personnes Handicapées (DPPH), l’atelier a réunir environ 150 participants : institutions publiques, organisations de personnes handicapées, société civile et partenaires. En Côte d’Ivoire, le RGPH 2021 dénombre environ 468 459 personnes handicapées, soit près de 1,55 % de la population.

Mme Silué Katiana Mariame, Directrice de la Promotion des Personnes Handicapées, représentait le Ministre de l’Emploi et de la Protection sociale, Maître Adama Kamara. Elle a appelé à faire de l’accessibilité « une exigence » des pratiques de communication, et non une option.

« Communiquer sur la personne, pas sur le handicap »

Vice-président de DME, M. N’Guettia Yeboua a invité à changer l’image des personnes handicapées, ni objets de pitié, ni figures d’inspiration, mais citoyens à part entière. Il a défendu le principe « rien sur nous sans nous » : concevoir une communication inclusive suppose d’associer les personnes concernées. Il a fixé quatre exigences, dont communiquer avec elles et non seulement sur elles, et rendre l’information accessible à tous.

Du test des supports aux commissions

Pour M. Guy Irié, président de DME et directeur général de l’agence Omniprésence, l’information ouvre l’accès à la santé, à l’éducation, au développement. Il cite l’exemple d’une moustiquaire imprégnée remise à une personne qui n’a pas eu accès à la campagne de sensibilisation : sans l’information, l’outil perd son utilité.

Films, podcasts et un assistant numérique pour personnes non-voyantes ont été présentés, avant des travaux en cinq commissions. « Si j’avais la solution, je n’aurais pas fait l’atelier », a-t-il confié, soulignant que la salle comptait environ 80 % de personnes handicapées. L’après-midi doit déboucher sur la validation des supports, la désignation de points focaux et l’adoption d’une feuille de route.

Une doléance : la langue des signes au journal de 20 heures

Président de l’Union des Organisations Faîtières de Personnes Handicapées de Côte d’Ivoire (UOFPHCI), M. Raphaël Dogo a salué l’initiative et formulé une demande concrète : à la RTI, le journal est traduit en langue des signes seulement à 13 heures, depuis plus de vingt ans, au moment où beaucoup de personnes sourdes sont au travail. Il souhaite que le journal de 20 heures, le plus suivi, en bénéficie, et que le sous-titrage se développe.

 

Cam