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Insatisfaction sur des dossiers stratégiques : Pourquoi Alassane Ouattara veut remanier son gouvernement?

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Face à des lenteurs dans la gestion de dossiers majeurs et à une volonté de renforcer l’efficacité de l’action publique, le président ivoirien envisagerait une recomposition de son exécutif d’ici la mi-novembre. Un ajustement centré sur le parti au pouvoir, sans ouverture à l’opposition.

​Le gouvernement ivoirien s’apprête-t-il à faire peau neuve ? Selon des informations rapportées par le média spécialisé Africa Intelligence, le président Alassane Ouattara envisage une nouvelle recomposition de son équipe ministérielle dans les prochaines semaines, avec une échéance pressentie d’ici à la mi-novembre 2026.

​Cette perspective traduit une insatisfaction croissante du chef de l’État quant à la conduite de plusieurs dossiers stratégiques. En privé, le président ivoirien ne cacherait plus ses réserves face aux retards et aux frictions constatés dans l’exécution de certains grands chantiers nationaux, à l’image du projet d’envergure du métro d’Abidjan, sujet à des discussions complexes avec les prestataires.

​Un cercle décisionnel restreint et un recentrage partisan

​Pour mener à bien cette réorganisation, Alassane Ouattara a confié la sélection des futurs membres du gouvernement à un noyau dur de fidèles : le vice-président Tiémoko Meyliet Koné, le Premier ministre Robert Beugré Mambé, ainsi que le ministre d’État et ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara.

​Le mandat accordé à ce triumvirat est clair : identifier de nouveaux profils performants issus exclusivement des rangs du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), la formation au pouvoir. Cette recomposition ne devrait donc pas donner lieu à une ouverture politique vers les principales forces d’opposition, telles que le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) dirigé par Tidjane Thiam ou le Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) de Laurent Gbagbo.

​Un changement de méthode au sommet de l’État

​L’agacement présidentiel face aux lourdeurs administratives et aux arbitrages ministériels s’accompagnerait d’un changement visible dans la gouvernance au quotidien. Le chef de l’État privilégierait désormais des séances de Conseil des ministres plus concises, au profit de réunions de travail restreintes dédiées aux dossiers prioritaires — des comités parfois tenus en l’absence même du ministre de tutelle concerné.

​Ce projet de réorganisation intervient quelques mois après les ajustements ministériels de janvier 2026. Réalisés au lendemain de l’élection présidentielle, ces derniers s’étaient traduits par des réaménagements ciblés, marqués par les départs de figures comme Kobenan Kouassi Adjoumani ou Léon Kacou Houadja Adom, et l’entrée de Yacouba Hien Sié aux Infrastructures économiques.

​Constatant que ces arbitrages n’ont pas pleinement répondu aux exigences d’efficacité recherchées, Alassane Ouattara pourrait cette fois-ci opérer un renouvellement plus substantiel au sein de son exécutif.

CAM