Premier Congrès de la SIMGEF, un plaidoyer pour la valorisation du médecin généraliste
Sous le haut patronage du ministre de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle (CMU), le Dr Pierre Demba, la Société Ivoirienne de Médecine Générale et de Médecine de Famille (SIMGEF) tient son premier congrès les 28 et 29 août 2025 à Abidjan, autour du thème : « L’importance du médecin généraliste dans la pyramide sanitaire ».
Un cadre pour la médecine de première ligne

Dans son allocution, le Dr Sikirou Bamidélé, président du comité d’organisation, a rappelé les raisons de la création de la SIMGEF : absence d’un cadre de recherche et d’échanges pour les généralistes, manque de formations continues après les études, et dévalorisation progressive de la médecine générale face à l’attrait des spécialisations.
« Le médecin généraliste est la porte d’entrée du système de santé. Sans lui, c’est l’équilibre de la pyramide sanitaire qui est menacé », a-t-il souligné.
La SIMGEF s’est donnée pour mission de :
valoriser la médecine générale et la médecine de famille, promouvoir la formation continue,
renforcer la prise en charge des patients,
encourager les collaborations avec les sociétés savantes nationales et internationales.
Des soutiens institutionnels affirmés

Au nom de l’Inspecteur Général d’État, M. Charles Kouassi a salué l’initiative, rappelant que la réussite de la CMU repose sur la proximité et l’engagement des médecins généralistes : « Ils incarnent la médecine de première ligne, accessible à tous, et garante de l’équité sanitaire ».

Dr Didier Séa, représentant du ministre de l’Emploi et de la Protection sociale, Maître Adama Kamara, a quant à lui insisté sur le rôle clé du médecin généraliste dans la prévention, le suivi des pathologies chroniques et la réduction de la pression sur les hôpitaux.

De son côté, M. Bédou Sylvestre, conseiller technique du ministre de la Santé, Dr Pierre Dimba, a salué la maturité scientifique de la jeune société savante. Il a rappelé que la CMU et la réforme de la médecine de famille en Côte d’Ivoire reposent sur les généralistes, «architectes du premier niveau de soins ».
Vers une meilleure reconnaissance

La présidente de la SIMGEF, le Dr Dyane N’Cho Christèle épouse Aboka, a plaidé pour que la médecine générale soit reconnue comme une spécialité, à l’instar de plusieurs pays africains. Elle a insisté sur l’importance d’allier expertise médicale et dimension humaine, par une écoute attentive des patients.
Une ambition collective
En deux ans d’existence, la SIMGEF a déjà contribué à la création de la Fédération africaine de médecine générale et engagé des partenariats pour renforcer la formation continue et développer la télémédecine.
Son objectif à terme : intégrer la World Organization of Family Doctors (WONCA), publier des recherches scientifiques et implanter la médecine de famille sur tout le territoire ivoirien.
CAM