Dans un contexte de fortes tensions au sein de la filière cacao, Bakayoko Vamara, président du SYNARFACI et trésorier général de la Chambre Régionale d’Agriculture de Côte d’Ivoire (CR-CI), s’est exprimé sur les difficultés rencontrées par les producteurs ivoiriens. Il appelle à la transparence et à la protection des intérêts des paysans.
Selon lui, certaines informations faisant état d’un possible partage de quotas au détriment des planteurs suscitent une vive inquiétude dans les zones de production.
« Si les informations évoquées la dernière fois venaient à se confirmer, notamment que certaines personnes se seraient partagé des quotas au détriment des pauvres paysans que l’État a pourtant décidé de soulager, cela serait profondément regrettable et contraire à la vision d’un État moderne, fondé sur la justice et l’équité », a-t-il déclaré.
Pour le responsable paysan, les mesures prises par les autorités doivent avant tout bénéficier aux producteurs, considérés comme le pilier de l’économie ivoirienne. Il affirme être convaincu que la volonté des plus hautes autorités est de voir ces dispositions profiter réellement aux planteurs.
Dans cette optique, Bakayoko Vamara invite les producteurs à conserver toutes les preuves relatives aux stocks de cacao, notamment les reçus issus des opérations d’inventaire.
Afin de faire toute la lumière sur la situation, il annonce également une tournée prochaine dans plusieurs localités agricoles. L’objectif sera de recueillir les documents détenus par les producteurs et d’évaluer la situation sur le terrain.
Pour lui, cette démarche vise à défendre les intérêts des planteurs tout en soutenant les efforts de l’État en faveur de l’amélioration des conditions de vie en milieu rural.
« Si les quotas destinés aux producteurs ont été détournés, la vérité devra être dite et les responsabilités établies », a-t-il insisté.
CAM



