Il est des gestes qui parlent plus fort que les discours. Samedi dernier 6 juin 2026, les habitants de la résidence Paillet l’ont bien compris en se mobilisant massivement pour rendre hommage à Éric Taba, vice-gouverneur et fils du quartier, qui a personnellement financé la rénovation complète et l’éclairage du complexe sportif de leur communauté. Une initiative saluée comme un acte de solidarité concret dans un quartier stratégiquement situé aux confins de Cocody et d’Adjamé.

Une communauté unie dans la reconnaissance
Dès les premières heures de la matinée, la résidence Paillet a revêtu ses habits de fête. Syndic de copropriété, représentants de la communauté Wê, mouvements de jeunesse, clubs de sympathisants et toutes les composantes du tissu social local s’étaient donné rendez-vous pour célébrer la renaissance d’un espace longtemps laissé à l’abandon. Le terrain de basket-ball, désormais illuminé et remis à neuf, trône à nouveau comme le symbole vivant d’un quartier qui se réinvente.
C’est Monsieur Diadou Malick, président du collectif des jeunes et chevilles ouvrières de l’événement, qui a ouvert les prises de parole avec une émotion palpable. Pour lui, ce complexe sportif n’est pas un simple terrain de jeu : c’est le cœur battant de toute une jeunesse.
« Cet espace est le véritable épicentre des cinq secteurs de Paillet. C’est le point de ralliement de toute notre jeunesse. Nous exprimons notre infinie gratitude pour ces travaux d’embellissement », a-t-il déclaré sous les applaudissements nourris de l’assistance.
Sans céder à la seule euphorie du moment, le jeune leader a également saisi l’occasion pour porter de nouvelles aspirations : la création d’une salle polyvalente équipée d’un espace informatique et d’une connexion Wi-Fi. Des infrastructures qu’il juge « essentielles pour répondre aux besoins d’apprentissage et de connectivité des jeunes » dans un monde en mutation rapide.

Éric Taba : l’homme du terrain face à son peuple
Visiblement ému par la chaleur et la spontanéité de l’accueil, Éric Taba a pris la parole avec une sincérité désarmante. Loin des formules protocolaires, il a choisi de parler vrai, avec la proximité d’un homme profondément attaché à ses racines.
« Vous êtes idéalement situés entre Cocody et Adjamé ; dites à vos maires respectifs que nous avançons ensemble. Je suis particulièrement touché de voir cette mobilisation, et je salue mes amazones ainsi que les clubs de soutien dont j’ignorais la présence ici », a-t-il confié, le regard brillant.
Revenant sur les coulisses du projet, il a rendu un hommage appuyé à son ami et frère Christophe Koffi, dont le plaidoyer tenace a été décisif dans la concrétisation des travaux : « C’est grâce à son engagement que nous avons pu installer ces projecteurs, et je me réjouis de la qualité du travail accompli. »
Puis, avec la gravité de celui qui mesure le poids de ses responsabilités, le vice-gouverneur a rappelé le fondement de son engagement au service des populations :
« Le président de la République m’a nommé vice-gouverneur parce qu’il sait que j’ai à cœur d’aider nos populations. C’est précisément ce que je m’efforce de faire. Vous pouvez donc compter sur moi. À l’instar du Président Alassane Ouattara, lorsque je prends un engagement, je le tiens. Je ne vous décevrai pas. »

Le sport comme vecteur de cohésion sociale
Pour sceller symboliquement ses engagements, Éric Taba a procédé à la remise d’un important lot de ballons de basket-ball aux clubs locaux, offrant ainsi aux jeunes de Paillet les outils nécessaires pour exploiter pleinement leur nouvel espace. Un geste qui s’inscrit dans la continuité d’une démarche sportive cohérente : la semaine précédente, il avait déjà offert des équipements complets de Taekwondo à un club du quartier, en présence du champion olympique Cissé Cheick.
Sport, jeunesse, proximité : Éric Taba semble avoir trouvé sa formule. Et la résidence Paillet, ce samedi, lui a renvoyé en retour la plus belle des réponses — celle d’une communauté qui croit en ses dirigeants parce qu’elle les voit agir.
CAM



