À Anyama, dans le quartier de Yapokoï, des adolescents et des jeunes sont venus, du 17 au 19 juillet 2026, déposer le poids de leurs blessures invisibles. Rejets, ruptures, silences trop longtemps gardés : c’est tout cela que le Camp Éclat Intérieur 3 se propose d’accueillir, sans jugement, le temps d’un rassemblement pensé comme un sas de guérison. Porté par U-Report Anyama en collaboration avec ShVoices, l’événement s’inscrit dans un contexte où la santé mentale des jeunes, encore largement taboue en Côte d’Ivoire, peine à trouver les espaces d’écoute qu’elle mérite.

Le camp à réuni des participants âgés de 14 ans et plus, issus d’Anyama et des communautés partenaires du projet, autour d’une progression en trois temps : Je me découvre, Je me libère, Je me reconstruis. Chaque journée s’est ouverte et s’est refermée sur une « météo émotionnelle », rituel simple où chacun nomme, sans obligation, l’état intérieur qui l’habite — orage, brouillard ou soleil calme.
Entre ces balises, les participants ont circulé entre cercles de parole organisés par tranches d’âge, ateliers sur les blessures émotionnelles animés par des psychologues, et séances d’art-thérapie où l’écriture, le dessin et la sculpture prendront le relais des mots quand ceux-ci manquent. Un mur des émotions, accessible en continu, permettra à chacun d’associer, sur un post-it, un ressenti à un besoin.

Le deuxième soir à été marqué par le Feu de la Libération, moment où les jeunes ont été invités à confier au feu ce qu’ils souhaitent laisser derrière eux. Le camp s’est achevé par la Chaîne de la Lumière, cérémonie de clôture où chaque participant a transmis à son voisin une lumière symbolique, accompagnée d’un mot d’espoir.
Des jeux psychoéducatifs dont—« Le regard qui accueille » ou « Qui es-tu vraiment ? » — ont tisser, dès le premier jour, les liens de confiance nécessaires à ce cheminement collectif.

Saluant la collaboration avec le ministère de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle à travers le Programme National de Santé Mentale, le Représentant résident de l’UNICEF, Jean François Basse, a livré un message de soutien à l’initiative :
« Cette collaboration stratégique traduit notre volonté commune de briser les tabous entourant le bien-être psychologique et d’offrir aux jeunes un espace sécurisé d’écoute, de guérison et de reconstruction. En investissant dans leur santé mentale, nous leur donnons les moyens de développer pleinement leur potentiel et de bâtir un avenir résilient », a-t-il déclaré.
« C’est avec une grande fierté et un profond sentiment de responsabilité que je me félicite de la parfaite synergie d’action établie avec le Ministère de la Santé (…) » conclu-t-il. Il y voit une réponse concrète aux fragilités émotionnelles de la jeunesse, portée par la conviction que les jeunes constituent la force vive de la nation.

À travers Éclat Intérieur 3, U-Report et Shvoices réaffirment leur conviction que prendre soin de la santé mentale des adolescents et des jeunes est un investissement essentiel pour construire des communautés plus solidaires, plus résilientes et tournées vers l’avenir.
CAM



