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Abidjan accueille la première édition du MAFA, le marché africain du film d’animation

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La capitale économique ivoirienne accueillera en novembre 2026 la toute première édition du Marché Africain du Film d’Animation (MAFA), une initiative portée par la Fédération Africaine du Film d’Animation (FAFA), créée en 2024. L’annonce a été faite au cours d’une conférence de presse ce vendredi 15 mai, réunissant professionnels du cinéma, acteurs culturels, partenaires institutionnels et les médias.

Prévu comme un grand rendez-vous continental dédié au cinéma d’animation, le MAFA ambitionne de positionner la Côte d’Ivoire comme un futur hub africain de l’animation. Entre 20 et 26 pays sont attendus pour cette première édition, avec la participation de producteurs, diffuseurs, studios, agences, promoteurs culturels et plateformes audiovisuelles. Les organisateurs annoncent près de 6 000 participants.
À travers ce marché, la FAFA entend créer un véritable écosystème africain du film d’animation, en favorisant les échanges, la formation, les coproductions et les opportunités d’affaires entre professionnels du secteur.

Adaé Kouassi Simeon secrétaire général du MAFA au centre

Prenant la parole lors de cette rencontre, Adayé Kouassi Siméon, fondateur d’Arobase Studio et secrétaire général du MAFA, a souligné l’importance historique de cette initiative pour les industries créatives africaines.
« L’Afrique regorge de talents capables de rivaliser avec les meilleures industries mondiales. Pourtant, nos créateurs évoluent encore dans l’ombre faute de structuration, de formation et de financement », a-t-il déclaré.

Selon lui, la création de la FAFA répond à la nécessité de fédérer les acteurs africains de l’animation autour d’une vision commune afin de défendre leurs intérêts et bâtir une industrie durable.

Le MAFA se veut ainsi une plateforme stratégique de rencontres entre créateurs, investisseurs, chaînes de télévision, plateformes numériques, écoles de formation et institutions culturelles. L’objectif affiché est de permettre aux projets africains de trouver des financements, des débouchés internationaux et des partenaires de coproduction.
« Le MAFA ne sera pas seulement un événement culturel, mais aussi un moteur économique et un incubateur de talents pour la jeunesse africaine », a insisté Adaé Kouassi Siméon.

L’événement prévoit également des sessions de formation et de renforcement de capacités pour les jeunes professionnels africains. Les organisateurs regrettent d’ailleurs l’absence d’écoles spécialisées dans l’animation en Afrique de l’Ouest, obligeant de nombreux talents à se former à l’international.

Au-delà de l’aspect économique, les initiateurs du projet souhaitent promouvoir les récits africains à travers les contenus d’animation.
« Nos enfants doivent grandir avec des héros africains et des histoires qui reflètent nos réalités », a plaidé le secrétaire général du MAFA, estimant que l’animation constitue aujourd’hui un puissant outil de transmission culturelle.

Jean Eudes Pokou, directeur de la production et de l’attractivité à Côte d’Ivoire Cinéma au centre

Présent à cette conférence, Jean Eudes Pokou, directeur de la production et de l’attractivité à Côte d’Ivoire Cinéma, a salué une initiative qui contribuera au rayonnement du cinéma africain sur la scène internationale.
Pour lui, le MAFA arrive « à point nommé » pour valoriser les productions africaines et créer de nouvelles opportunités d’emploi pour les jeunes.
« Nous avons besoin de raconter nos propres histoires et de les exporter sur les écrans du monde entier », a-t-il affirmé, invitant les jeunes à s’intéresser davantage aux métiers liés au cinéma d’animation et aux nouveaux médias.

Les promoteurs du MAFA ont également lancé un appel aux États, partenaires techniques et financiers, entreprises privées et institutions culturelles afin d’accompagner cette ambition continentale.

CAM