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Côte d’Ivoire / Migration Régulière et Respect des Droits Humains : l’ONG WiLDAF sensibilise les populations de Port-Bouët

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Le mardi 19 mai 2026 c’était au tour des organisations de la société civile, des leaders communautaires, des associations des femmes et des associations des jeunes de la Commune de Port-Bouët, de participer à la deuxième journée thématique sur la migration.

Cette rencontre qui s’inscrit dans le cadre du projet OUESTAF, vise à renforcer l’information auprès de ces populations, afin de promouvoir les voies de migrations régulières et de défendre le respect des droits humains.

Pour la Directrice Exécutive de L’ONG WiLDAF-Côte d’Ivoire, Guidy Simone, il est permis à tout un chacun de rêver, mais ceux qui nourrissent le rêve d’aller à l’aventure, doivent le faire dans de bonnes conditions.

« Nous sommes là aujourd’hui pour parler de la migration, nous sommes là pour vous sensibiliser, renforcer vos connaissances et le dialogue sur la migration irrégulière, et pour protéger et assister les plus vulnérables. » A-t-elle déclaré.

Elle a aussi tenu à rappeler que selon une étude de l’OIM, la Côte d’Ivoire compte à ce jour, environ 08 millions de migrants. Un chiffre qui selon elle, est en constante progression.

Le projet OUESTAF dénommé ; « Parcours régionaux pour la prévention de la migration irrégulière, la lutte contre le trafic des migrants, la traite des êtres humains et la protection des femmes et jeunes en situation irrégulière dans l’Afrique de l’Ouest y compris la sous-région Sahel, est financé par l’Union Européenne à travers l’ICMPD (Centre International pour le Développement des Politiques Migratoires).

Pour le chargé du projet OUESTAF, Gnavor Komi Déla, ce projet est mise œuvre par WiLDAF et Weworld dans cinq pays d’Afrique francophone que sont ; le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali et le Togo.

« Ce projet porte une vision. Une vision très inclusive et très participative, parce que nous voulons par le biais de ce projet faire le pont non seulement entre les migrants mais aussi avec les instances décisionnelles. » A-t-il confié.

Trois thématiques ont été abordées au cours de cette journée. Il s’agit des dynamiques migratoires, de la réintégration des migrants dans le tissu économique et des différents enjeux institutionnels.

Pour le Sous-Directeur chargé du suivi des actions de réintégration à la Direction Générale des Ivoiriens de l’Extérieur, Docteur Koutoi Samsson, l’un des panélistes du jour, la migration est un droit, mais lorsqu’elle devient irrégulière, elle devient un danger pour la personne qui la pratique.

« Ce que nous recommandons aujourd’hui à nos potentiels migrants, c’est de migrer, mais de migrer de façon digne et de respecter les textes en vigueur dans les pays dans lesquels ils partent. » A-t-il insisté.

Poursuivant il a tenu à faire certaines précisions.

« Pour rentrer dans un pays, quels sont les lois qui sont en vigueur, il faut que je les connaisse et il faut que je me conforme à ses lois, à ce moment-là c’est une migration qui est choisie, c’est une migration qui se fait dans les règles de l’art. Mais lorsque ce n’est pas le cas, alors elle devient irrégulière, et là ce sont des souffrances. » A-t-il souligné.

Il a indiqué que rien qu’en 2025, ce sont 2.500 personnes que l’Etat de Côte d’Ivoire a assisté au retour et sur le premier trimestre 2026 ce sont déjà 600 personnes que l’Etat a assisté.

« C’est une question qui est importante, qu’il faut traiter. Et il faut porter l’information auprès des populations, pour dire que c’est vrai vous voulez migrer, c’est une bonne chose, mail faut migrer de façon normale, de façon régulière. » A-t-il indiqué.

Le président de la Jeunesse Communale de Port-Bouët, Eyot Hans, a salué cette initiative.

« C’est une rencontre qui est la bienvenue, le thème est très intéressant, vu que ce fléau touche beaucoup la jeunesse. Nous sommes venus pour participer et avoir plus d’informations, et surtout voir si nous pouvons lutter ensemble contre ce problème. Je suis très heureux que cette rencontre se déroule dans notre commune, afin de sensibiliser plus la jeunesse sur ce fléau. » S’est-il félicité

NDK