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« Produire ce que nous consommons » : le gouvernement lance le PNIA 3 pour la souveraineté alimentaire

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Produire davantage, transformer localement et nourrir durablement les populations : telle est l’ambition affichée par le gouvernement ivoirien à travers le lancement du Programme national d’investissement agricole de troisième génération (PNIA 3). Au Sofitel Hôtel Ivoire, le Premier ministre Robert Beugré Mambé a officiellement engagé, ce jeudi 18 juin 2026, le processus de formulation de ce nouveau programme, destiné à conduire la Côte d’Ivoire vers une agriculture plus compétitive, plus résiliente et davantage créatrice de richesses pour les producteurs.

Une stratégie inscrite dans le PND 2026-2030

Le PNIA 3 s’inscrit dans le cadre du Plan national de développement (PND) 2026-2030. Il vise à accélérer la transformation structurelle du secteur agricole ivoirien, à renforcer la souveraineté alimentaire et à améliorer durablement les revenus des producteurs.

Prenant la parole en premier, le Premier ministre a rappelé que l’agriculture demeure un pilier essentiel de l’économie ivoirienne et un levier majeur de création d’emplois et de richesses.

« Nous voulons une agriculture capable de répondre aux besoins alimentaires des populations, de réduire notre dépendance aux importations et d’améliorer les conditions de vie des acteurs agricoles », a déclaré Robert Beugré Mambé.

Selon lui, le PNIA 3 devra promouvoir une agriculture moderne, productive, résiliente face aux changements climatiques et davantage tournée vers la transformation locale des matières premières. Le Chef du gouvernement a également insisté sur l’économie circulaire, qu’il considère comme un puissant moteur de croissance.

« Toutes les productions agricoles servent à quelque chose. Rien ne doit se perdre. L’économie circulaire est une chance pour la Côte d’Ivoire », a-t-il affirmé, invitant chercheurs et ingénieurs agronomes à explorer pleinement le potentiel des sous-produits agricoles.

Cinq axes stratégiques pour une « signature ivoirienne forte »

Présentant les grandes orientations du futur programme, le ministre de l’Agriculture, du Développement durable et des Productions vivrières, Bruno Koné Nabagné, a indiqué que le PNIA 3 portera une « signature ivoirienne forte ».

« Notre ambition est de produire ce que nous consommons et de consommer ce que nous produisons », a-t-il souligné.

Le ministre a détaillé les cinq axes stratégiques du programme : le renforcement de la souveraineté alimentaire, la modernisation de l’agriculture, le financement du secteur, la sécurisation du foncier rural et la durabilité environnementale. Pour lui, la transformation locale, la valorisation des déchets agricoles et l’amélioration des revenus des producteurs constitueront des priorités absolues.

Une approche intégrée entre végétal, animal et halieutique

Le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, a pour sa part mis l’accent sur la complémentarité entre les différentes composantes du secteur agricole.

« L’agriculture ivoirienne est végétale, forestière, animale, halieutique et environnementale. Cette approche intégrée est indispensable pour assurer la compétitivité, la durabilité et l’emploi des jeunes », a-t-il expliqué, précisant que l’ensemble des départements ministériels concernés travailleront en synergie pour atteindre les objectifs du PNIA 3.

Nourrir le pays, renforcer la compétitivité

Intervenant à son tour, le ministre délégué chargé des Productions vivrières, Bernard Kini-Komoé, a rappelé que la souveraineté alimentaire reste au cœur des priorités gouvernementales.

« L’objectif est de permettre à la Côte d’Ivoire de nourrir durablement sa population avec ses propres productions tout en renforçant la compétitivité de nos produits face aux importations », a-t-il déclaré.

À travers le lancement du processus de formulation du PNIA 3, le gouvernement entend ainsi bâtir une agriculture plus performante, créatrice de richesses et d’emplois, tout en consolidant la position de la Côte d’Ivoire comme puissance agricole majeure du continent africain.

 

CAM