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Taekwondo ivoirien : Le double jeu troublant du Dircab adjoint, Dr Kouamé Abissa Hervé

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 ​Dr Kouamé Abissa Hervé, Directeur de cabinet adjoint du ministère des Sports et du Cadre de vie, sème-t-il la zizanie au sein du taekwondo ivoirien pour confondre son propre ministre ? Existe-t-il un bicéphalisme au sommet de la tutelle entre ce dernier et le ministre titulaire, Adjé Silas Metch, au point que les décisions arrêtées par le ministre soient ouvertes à la contestation par son propre collaborateur ?

​La crise qui secoue la Fédération Ivoirienne de Taekwondo (FITKD) met à rude épreuve la neutralité indispensable de l’autorité de tutelle. Alors que le ministre des Sports et du Cadre de vie, Adjé Silas Metch, s’emploie à mener une démarche de dialogue et d’apaisement pour sortir de l’impasse, son Directeur de cabinet adjoint, Dr Kouamé Abissa Hervé, fait l’objet de graves accusations de la part des dirigeants statutaires de l’instance fédérale.

​Ces derniers lui reprochent de favoriser ouvertement un collectif contestataire, dépourvu de mandat légal et de légitimité institutionnelle, au détriment de l’équipe dirigeante régulièrement élue. Des faits troublants qui posent une question essentielle : comment garantir l’impartialité de l’administration sportive lorsque l’un des plus proches collaborateurs du ministre semble lui-même alimenter le feu du désordre ?

​Un canal privilégié pour la contestation

​Selon plusieurs responsables de la FITKD, le Dircab adjoint ne se contente pas d’écouter ce collectif d’opposants : il lui accorde une attention et un accès privilégiés que les dirigeants légitimes peinent eux-mêmes à obtenir.

​Pendant que le ministre Adjé Silas Metch donne des directives claires pour poursuivre les travaux en vue d’une Assemblée Générale destinée à fixer le chronogramme électoral, le Dr Kouamé Abissa Hervé semble s’ingénier à court-circuiter cette feuille de route.

​Cette partialité apparente interpelle. Elle prend les traits d’une manœuvre calculée visant à faire prévaloir des affinités personnelles au détriment des règles statutaires qui régissent le sport ivoirien.

​« Pendant que le ministre appelle à l’union et au strict respect des procédures, son adjoint de cabinet ouvre grand la porte à ceux qui n’ont ni légitimité ni mandat », s’indigne un cadre de la fédération sous couvert d’anonymat.

​En entretenant ce canal parallèle, le Dircab adjoint ne fait pas qu’ignorer la ligne arrêtée par le ministre : il la contredit, la fragilise et donne le sentiment de travailler activement contre la pacification recherchée.

​Entre intérêts personnels et trahison institutionnelle

​Pire encore, ces attitudes laissent craindre une opposition à la légitimité institutionnelle motivée par des intérêts particuliers. Au moment où le taekwondo ivoirien a besoin de sérénité pour engager son renouvellement démocratique, cette posture apparaît comme un manquement grave aux principes de neutralité et d’équité qui doivent s’imposer à tout haut fonctionnaire d’État. En accordant du crédit àux acteurs du désordre plutôt qu’aux porteurs du mandat, le Dr Kouamé Abissa Hervé contribue directement à la fracture qu’il est censé résorber.

​Le taekwondo ivoirien, déjà éprouvé par des querelles internes répétées, ne peut se permettre qu’un cadre du ministère alimente le chaos sous le couvert d’une prétendue médiation. L’exigence des acteurs de la discipline reste limpide : que l’autorité de tutelle parle d’une seule et même voix, que la légalité statutaire soit respectée, et que cesse tout traitement de faveur envers des regroupements illégitimes.

​À l’heure où le ministre Adjé Silas Metch tente de rassembler la famille du taekwondo pour tourner définitivement la page de la crise, la question se pose avec une urgence brûlante : le Dr Kouamé Abissa Hervé accompagne-t-il réellement la vision de son ministre, ou s’emploie-t-il à entretenir l’instabilité au profit d’intérêts inavoués ?

​Joël ETTIEN

Directeur de publication — businessactualite.com