Présentation de la Chaire UNESCO : l’Université Alassane Ouattara et Orun Studio Africa unissent leurs expertises
Abidjan, le 20 mai 2026 – L’Université Alassane Ouattara de Bouaké a procédé, ce mercredi à l’hôtel Palm Club, à la présentation officielle de la Chaire UNESCO « Philosophie, Cultures africaines, Arts et Égyptologie », ainsi qu’au lancement de plusieurs formations certifiantes destinées aux acteurs culturels, universitaires et professionnels des industries créatives.

Placée sous la responsabilité du professeur Assouman Bamba, professeur titulaire de philosophie et doyen de l’UFR Communication et Société, cette Chaire s’inscrit dans le programme mondial des Chaires UNESCO. Elle vise à promouvoir la recherche, la transmission et la valorisation des savoirs africains, des patrimoines culturels et de l’égyptologie.
L’initiative entend renforcer les collaborations entre universités, institutions culturelles, médias et partenaires internationaux autour de la recherche, de la formation et du dialogue interculturel. Elle ambitionne également de contribuer à une meilleure visibilité des savoirs africains sur la scène internationale.
Parmi les objectifs affichés figurent la préservation du patrimoine culturel africain, la formation d’une nouvelle génération de chercheurs et de professionnels de la culture, ainsi que la sensibilisation des jeunes aux questions identitaires, culturelles et patrimoniales.
À cette occasion, plusieurs certificats de formation ont été dévoilés, notamment en diplomatie culturelle, management du patrimoine culturel, industries culturelles et créatives, marketing digital et culturel, gestion de projets culturels, médiation culturelle, archéologie sociale et égyptologie.
Dans son allocution, le président de l’Université Alassane Ouattara, le professeur Kouakou Koffi, a souligné l’importance des sciences sociales, des arts et des pratiques culturelles dans la construction des sociétés africaines. Selon lui, l’université doit former des citoyens capables de comprendre leur héritage culturel et de participer activement au développement du continent.
« L’avenir de l’Afrique ne pourra se construire sans une réappropriation profonde de ses savoirs, de ses cultures et de ses systèmes de pensée », a-t-il affirmé, appelant à une collaboration étroite entre universités, institutions publiques, partenaires internationaux et société civile.
Le représentant du ministre de l’Enseignement technique a, pour sa part, rappelé que « ne pas connaître sa culture, c’est être maître de sa propre servitude ».

La cérémonie a également été marquée par la signature d’une convention de partenariat entre l’Université Alassane Ouattara et Orun Studio Africa. Cette collaboration vise à rapprocher la recherche académique des industries créatives à travers la production de contenus culturels, éducatifs et numériques inspirés des patrimoines africains.
Le directeur général adjoint d’Orun Studio Africa, Thiero Khalil, a expliqué que ce partenariat permettra de transformer les travaux scientifiques en contenus accessibles aux jeunes générations, sans dénaturer les savoirs. Il a évoqué la création de projets audiovisuels, de supports digitaux, de programmes éducatifs et d’initiatives de vulgarisation culturelle.
Représentant le ministre de la Communication, parrain de la cérémonie, Imbassou Ouattara a insisté sur le rôle stratégique de la communication dans la valorisation des savoirs africains. Selon lui, « ce qui n’est pas raconté disparaît », soulignant ainsi la nécessité pour l’Afrique de produire et diffuser ses propres récits.
Il a également réaffirmé l’engagement du ministère à accompagner les initiatives contribuant à la diffusion des connaissances, à la promotion des cultures africaines et au rayonnement de la Côte d’Ivoire.
Le lancement officiel de la Chaire UNESCO est prévu en novembre 2026 à l’occasion d’un colloque international.
CAM



